L’insuffisance veineuse

L’insuffisance veineuse, un problème de santé publique

Chevilles gonflées, fourmillements, impatiences et douleurs aux jambs passent trop souvent pour des symptômes anodins et pourtant ce sont les premiers signes d’une pathologie bien plus répandue qu’on ne le croit : l’insuffisance veineuse. En effet, aujourd’hui en France, plus de 18 millions d’adultes se plaignent de troubles de la circulation veineuse des jambes, affection touchant 57% des femmes et 26% des hommes. La prévalence de l’insuffisance veineuse augmente avec l’âge : elle concerne 10% eds femmes de moins de 20 ans et 70% des femmes de plus de 80 ans.

Définition                              

L’insuffisance veineuse est un trouble de la circulation dans les veines des jambes induisant une stase sanguine dans la région des membres inférieurs. Elle peut, à terme, propvoquer des signes visibles et peu esthétiques tels que des œdèmes ou des varices.

En temps nomal, la compression par la voûte plantaire et par les muscles des mollets propulse le sang des jambes cers le cœur et les valvules présentes à l’intérieur des veines empêchent le sang de redescendre.

En cas d’insuffisance veineuse, deux éléments principaux sont en cause :

  • Une perte de tonicité de la paroi veineuse,
  • Une altération des valvules.

Les facteurs de risque

Les facteurs de risque de l’insuffisance veineuse sont multiples et peuvent être classés en deux catégories : les facteurs de prédisposition et les facteurs aggravants.

 FACTEURS DE RISQUE
Facteurs de prédispositionFacteurs aggravants 
Sexe fémininHérédité  SurpoidsPosition debout ou assise prolongéeÂge avancéGrossesseChaleurHormones sexuelles (contraception, hormone de substitution)Sédentarité Tenue vestimentaire (trop serrés, talons hauts)   

 4 plantes à visée circulatoire :

  1. Le marron d’Inde

Les bénéfices sur l’équilibre veineux qu’on attribue au marron d’Inde sont principalement dus à un actif qu’il renferme appelé l’aescine, qui a démontré son intérêt dans la diminution des œdèmes associés à une insuffisance veineuse.

  • La vigne rouge et les OPC de pépins de raisin

Les OPC (aussi appelés polyphénols) sont présents en forte concentration dans la vigne rouge mais également dans les pépins de raisin. Plusieurs études scientifiques ont montré qu’une complémentation avec un extrait de feuilles de vigne rouge, durant 12 semaines, permettait de réduire l’œdème et l’enflure des jambes de sujets présentant une insuffisance veineuse chronique. Un soulagement des symptômes est généralement observé dès la 3iè semaine.

  • Le petit houx

Au cours de plusieurs essais, le petit houx s’est révélé plus efficace pour soulager les désagréments de l’insuffisance veineuse qu’un placebo. Cet extrait permettait une augmentation du drainage lymphatique, du tonus veineux et une réduction de la filtration capillaire permettant ainsi de réduire l’œdème.

  • Le gotu kola

De nombreuses études cliniques ont démontré l’intérêt du gotu kola sur les signes cliniques (débit sanguin, perméabilité capillaire, pression veineuse, volume des jambes) et les paramètres subjectifs (sensation de lourdeur, fatigue) d’insuffisance veineuse chronique.

Insuffisance veineuse et nutrition

      L’alimentation a un rôle important à jouer car elle a une incidence majeure sur la qualité des parois veineuses.

Certaines règles hygiéno-diététiques à revoir

  • Il convient notamment d’éviter les épices irritantes comme le poivre, l’harissa, le paprika, la moutarde qui ont la fâcheuse tendance à dilater les veines. Il en va de même pour le café et l’alcool, que vous pourrez remplacer par du thé vert ou des tisanes qui permettent de renforcer la résistance des vaisseaux sanguins : privilégiez plutôt celle à base de marronnier d’Inde, de vigne rouge, d’hamamélis ou de fragon (petit houx).
  • La consommation excessive de sel de table peut être une des causes de l’œdème, qui est le résultat d’une infiltration aqueuse dans les divers tissus. Il pourra être avantageusement remplacé par du sel de potassium ou tout simplement par bon nombre d’herbes fraîches : persil, coriandre, thym, ciboulette, riches en nombreuses vitamines et oligo-éléments.
  • Pensez également, en dehors de l’alimentation, à limiter les bains trop chauds, les séances de sauna ainsi que l’épilation à la cire chaude.

Des protéines diverses et variées

  • Les protéines apportent des acides aminés nécessaires à la formation du collagène entraînant ainsi souplesse, élasticité et déformabilité. Elles peuvent être puisées dans les sources d’origine animale (viandes, poissons) mais également dans bon nombre de légumineuses, riches en protéines végétales : lentilles, pois chiche, pois cassé, quinoa.
  • Ces dernières sont, de plus, moins acidifiantes que les viandes (rouges en particulier) et charcuteries, qui entraînent une acidose métabolique, créant ainsi les conditions idéales pour qu’apparaissent des scléroses (varices, artérites). Limiter sa consommation de viandes à deux fois par semaine semble donc raisonnable.

Des flavonoïdes pour assurer une bonne protection vasculaire

  • Ce sont de puissants antioxydants et des piégeurs de radicaux libres, qui luttent contre la cascade des réactions oxydatives et s’opposent au vieillissement des parois des vaisseaux sanguins. Ils ont de plus des vertus anti-inflammatoires et anti-œdémateuses. Les fruits les plus riches sont faciles à reconnaître de par leur coloration intense due à la présence d’anthocyanes, ces « puissants piégeurs » de radicaux libres. Faites vous plaisir et du bien en même temps en consommant régulièrement des baies de myrtilles, de cassis, de groseilles mais aussi d’agrumes et de raisin noir.
  • La rutine ou rutoside, un diglycoside de la quercétine, est un autre type de flavonoïde naturel qui a des effets positifs sur les manifestations de l’insuffisance veinolymphatique ainsi que dans le traitement symptomatique des troubles fonctionnels de la fragilité capillaire. Les aliments les plus riches en sont les câpres, le sarrasin, le persil, la rhubarbe, la framboise, la prune, la myrtille, les asperges, les oignons et le coing.

Des condiments et certains épices pour améliorer la fluidité sanguine :

Ayez le réflexe herbes fraîches et boostez vos assiettes avec de l’ail, de l’oignon, ou de l’échalote qui sont connus et reconnus pour améliorer la fluidité sanguine.
La coumarine a une action fluidifiante et facilite la micro-circulation : la cannelle de Chine (cinnamomum cassia) en est riche ainsi que la fève de Tonka. Ils relèveront de plus la saveur de vos plats par leurs arômes délicats.

N’oubliez pas les oméga 3                           

  • Ils sont anti-inflammatoires et permettent une meilleure fluidité des membranes cellulaires.
  • Pensez à consommer régulièrement des aliments riches en acides gras essentiels Oméga 3, contenus dans les petits poissons gras (maquereau, hareng, sardine, saumon sauvage, flétan) mais aussi dans certaines huiles végétales ( chanvre, cameline, lin, canola, colza, bourrache).
  • Un peu de pourpier dans votre salade et des oléagineux comme les amandes, les noisettes ou les noix et le tour est joué.

Et pourquoi pas de la vitamine E ?               

Cette précieuse vitamine lutte contre l’agrégation excessive des plaquettes du sang, génératrices de caillots. Elle est donc très utile en prévention des phlébites, l’une des conséquences d’une insuffisance veineuse. La vitamine E est présente dans les huiles de germe de blé, de maïs, de noix, tournesol et soja ainsi que dans les céréales et les pains complets biologiques.

De la vitamine C

La vitamine C possède des qualités veino-protectrices.                      

Bon nombre de fruits en sont pourvus : le cassis, la goyave, la groseille, les agrumes (citron, mandarine, pamplemousse, orange),le kiwi, le melon, l’abricot, la fraise, la pêche ,la cerise, la poire, la pomme. Pensez également aux légumes tout aussi riches en vitamine C comme le persil ( 200mg pour 100g), le chou, le cresson, la mâche, le pissenlit, le persil, le poivron, l’aubergine, le chou-fleur, le navet, la pomme de terre( surtout contenue dans la peau),le radis, la tomate, l’artichaut. Les coquillages en contiennent également une petite quantité : 15mg pour 100g d’aliments.

Des oligo-éléments nécessaires à la formation des tissus conjonctifs :

Le zinc, le cuivre, le magnésium et le silicium sont les quatre acteurs majeurs pour y contribuer

  • Le magnésium                                                                                            

Le magnésium est de plus fortement recommandé dans les troubles circulatoires car c’est un excellent anti-œdème. La première source de magnésium est souvent d’origine céréalière : les produits à base de céréales intégrales ou de farine complète apportent de 3 à 5 fois plus de magnésium que les produits raffinés (pain blanc, riz blanc poli …)
Tous les oléagineux peuvent être consommés (sauf si vous êtes allergique à l’un de ces fruits) : noix d’Amazonie, amande sèche ,noix du Brésil, noix de cajou, noisette, figue sèche. Pensez également à l’algue marine Nori, facile à accommoder en tartare ou à servir en soupe.
Les légumes secs (pois sec cassé, les haricots blancs secs, pois chiche), les fruits de mer, les poissons, le cassis frais, la banane, le pourpier, les œufs et le cacao en poudre, s’ils sont consommés régulièrement, vous apporteront les doses nécessaires de magnésium dont votre organisme a besoin.

  • Le zinc                                                                                                        

Les aliments les plus riches en zinc sont les huîtres, les coquillages en général, les germes de blé, le foie (abat), la farine de sésame et tahini, le rôti de bœuf. Les graines de potiron, de courges, de pastèque ainsi que le chocolat en sont également d’excellentes sources.

  • Le silicium

Le silicium se trouve dans l’eau, que ce soit celle du robinet (si elle n’est pas polluée) ou celles mises en bouteilles (eau de source ou de montagne). Toutes les céréales, les fruits et les légumes en contiennent, mais leur teneur dépend de celle du sol sur lequel elles ont poussées : mieux vaut privilégier des végétaux issus de l’agriculture biologique, qui utilise souvent de la consoude, riche en silicium, pour ses pouvoirs fertilisants.

  • Le cuivre                                                                                                      Chocolat, Dark, Café, Confiserie, Chocolat NoirPour faire le plein de cuivre consommez du foie (abat), des huîtres, du chocolat noir ( > 70% de cacao) et dans une moindre mesure, de la pomme de terre, des noix, des raisins et des légumes secs (lentilles,haricots secs, pois cassé). Veillez à ne pas consommer en même temps de la vitamine C, du fructose (contenu dans les fruits), du sucre, voir de l’alcool car ces éléments peuvent diminuer l’absorption du cuivre au niveau intestinal.

Et n’oubliez pas de boire au moins 1 litre d’eau par jour ainsi que du thé, si possible vert, pour ses vertus anti-oxydantes tout en faisant  régulièrement de l’exercice : rien de tel pour assurer un retour veineux optimal.

L’insuffisance veineuse

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